VIE DE L'ASSOCIATION

Les problèmes rencontrés par les patients sont très variés. Ils necessitent une actualisation constante de nos savoirs et pratiques. 

Participation à des groupes de travail nationaux

TDAH & BACLOFENE


Projets et doléances 


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Réunions, rapports d'activités.

1/TDAH & ADDICTOLIB 

2/BACLOFENE & ADDICTOLIB



1/ Groupe de travail TDA/H adulte de la FFA

 

Communication au Conseil d’Administration de la FFA du 25.09.2017.

 

Historique :

 

Sur sollicitation d’ADDICTOLIB, le conseil d’administration a décidé en novembre 2015 que la F.F.A. adhère au groupe de pression créé à l’initiative d’addictologues et de psychiatres hospitaliers et libéraux alsaciens, groupe de pression qui a pour objectif : 

 - favoriser l’accès au traitement pour les adultes porteurs d’un TDA/H, dont l’ouverture de l’AMM du Méthylphénidate aux adultes ; 

 -sensibiliser et former les médecins et intervenants concernés.

 

Lors du Conseil d’Administration de la FFA de juillet 2016, le Président a suggéré la mise en place d’un groupe de travail de la FFA sur la question du TDA/H adulte, le CA a désigné Emmanuelle PEYRET, Etienne KAMMERER et Jean-Pierre DAULOUEDE. Le groupe s’est adjoint le concours de Jérôme BACHELLIER. Plusieurs réunions téléphoniques et concertations ont été effectuées à partir de janvier 2017, des comptes-rendus ont été adressés au Président pour diffusion.

2/ BACLOFENE

Nous sommes favorables à l’utilisation du Baclofène dans le traitement des patients alcoolo-dépendants, cependant avec des réserves :

- Traitement de dernière intention

- vigilance quant à l’occurrence potentielle d’effets indésirables sévères

- précautions d’emploi



D’où nos réponses qui suivent aux questions posées par la Commission Nationale des Stupéfiants et des Psychotropes élargie du 03.07.2018.



Profil des patients à traiter

De préférence demandeurs et motivés Patients présentant une alcoolo-dépendance à qui les alternatives thérapeutiques n’ont pas réussi : maintien d’une consommation excessive d’alcool avec mise en danger de soi, effets délétères sur la santé et sur les éléments de qualité de vie : par alternatives thérapeutiques nous entendons :

Tentative de sevrage Maintien de l’abstinence alcoolique avec antagonistes opioïdes (sauf patients sous TSO)Réduction du craving et de la consommation d’alcool avec antagonistes opioïdes (sauf patients sous TSO) ; 

A ce sujet : les textes des AMM de Naltrexone et de Nalméfène sont totalement inadaptés au regard de la clinique : les doses quotidiennes nécessaires à l’atteinte de l’objectif thérapeutique sont souvent supérieures à celles officiellement recommandées : d’où une 1ere mesure à prendre : 

** étude avec doses quotidiennes de Naltrexone ou Nalméfène adaptées au craving des patients

**relever les doses quotidiennes à hauteur des besoins des patients

**évaluer

Résultats insuffisant du traitement combiné des affections psychiatriques comorbides à l’addiction alcoolique

Les profils des patients les plus enclins à répondre au traitement par Baclofène seraient : patients anxieux ou déprimés, sans autre trouble psychiatrique associé, mais incapables de réguler leur consommation s’ils n’ont pas un effet thérapeutique de désintérêt complet de l’alcoolEtre particulièrement prudent et vigilant avec des patients susceptibles de surdosage ou d’associer le Baclofène à des doses massives d’alcool, c’est-à-dire avec des éléments d’impulsivité , ces cas nécessitent une surveillance renforcée sans toutefois de contre-indication formelle au traitement :

Bipolaires non traités TDA/HPsychoseComportements antisociaux, psychopathie

Contre-indications : 

apnée du sommeilcomitialitéQTc longInsuffisance rénale sévère



Gamme des doses quotidiennes à retenir :

Selon l’intensité du craving des patients, de 30 à 320mg, avec montée en charge très progressive en deçà des effets sédatifs



Objectif thérapeutique à atteindre :

Réduction de la consommation quotidienne ou par occasion d’alcool par réduction du cravingIndifférence à l’alcool et arrêt de la consommation avec abstinence prolongéeAmélioration des critères de qualité de vie, réinsertion familiale, sociale et professionnelle



Précautions d’emploi :

Evaluation préalable du profil psychologique et des éventuelles comorbidités psychiatriques Montée en charge progressive telle que décrite dans la R.T.U.Veille sur les effets indésirables potentiels, y compris en début de traitement et à faibles doses (troubles digestifs, apnée du sommeil, crises comitiales)Surveillance rapprochée en phase de titration et tant que la stabilisation addictologique n’a pas été obtenue (risque de surdose, de surdose combinée avec l’alcool, de délirium tremens en cas d’arrêt brutal du traitement)Surveillance de l’espace QTc durant l’augmentation des doses

Durant la phase d’initialisation et de titration la collaboration d’un infirmier libéral ou de secteur psychiatrique de passage pluriquotidien à domicile peut être précieuse




Cadre de la prise en charge :

Initialisation et titration du traitement par des addictologues, y compris libéraux, ou par des médecins formés, qu’ils soient généralistes, psychiatres ou d’autres spécialitésSauf pour les patients sous MSO (contre-indication des antagonistes opioïdes), traitement de 2e intention après tentative de sevrage ou de traitement par antagonistes opioïdesPour les patients sous MSO , traitement de 2e intention après tentative de sevrage d’alcoolPatients sous méthadone : initialisation et titration réservée aux addictologues, y compris en libéral, surveillance QTc obligatoire en début de traitement et à mesure de la montée en charge du Baclofène, Prescription hebdomadaire ou surveillance rapprochée (infirmier à domicile) jusqu’à obtention d’une stabilisation addictologique et en particulier de la consommation d’alcool, puis prescription mensuellePossibilité de relais au médecin traitant après stabilisation addictologique



Les recommandations émises par la Commission à l’issue de cette réunion se sont révélées assez conformes à nos propositions.

1/PROJETS 

2/ DOLEANCES




 Projets :

Les membres de l’Association poursuivront leur participation aux diverses actions de formation pour lesquelles ils sont sollicités ; à noter l’activité de LV dans les Ardennes, et la récente intervention d’EK sur le TDA/H de l’Adulte pour le réseau RESIST à Tours, sur sollicitation de Vincent GALY.



Pour relancer la dynamique associative, il est projeté de proposer à la presse des textes et communiqués sur le travail des addictologues libéraux et sur les obstacles qu’ils rencontrent ; l’enrichissement du site internet doit aussi contribuer à une relance, de même qu’une utilisation accrue de l’e-groupe dans la recherche d’informations ou de conseils auprès des collègues. 



Concernant les chantiers en cours (cf notre liste de doléances de novembre 2017), il est décidé de se concentrer sur 3 points :

Maintenir la pression en vue de l’obtention de l’habilitation à primoprescrire la Méthadone Obtenir le remboursement de la vit B1Travailler au remboursement des psychothérapies via ou au-delà de la solution des microstructures ; il est relevé à ce propos la difficulté de certains à orienter les patients vers des modalités adéquates de psychothérapies en fonction des indications ; nous pourrions travailler sur ce point, pourquoi pas en commençant par un sondage ?

EK rappelle que la FFA organise le 15.10.2019 une journée inter-associative sur les psychothérapies spécifiques aux addictions (hors comorbidités et hors antécédents traumatiques, ce qui en réduit singulièrement le champ) : cette journée est ouverte aux membres d’ADDICTOLIB et gratuite.

Poursuivre notre implication concernant l’accès aux soins des Adultes porteurs d’un TDA/H : EK est chargé par la FFA d’assurer la coordination d’un groupe de travail ad hoc, groupe qui s’est élargi depuis juillet 2018 en coordination nationale regroupant 30 membres, 14 consultations hospitalières, 2 associations nationales (FFA et ADDICTOLIB) :

Il est décidé de confirmer l’adhésion et l’implication d’ADDICTOLIB dans la coordination Nationale TDA/H Adultes, et d’y être représentés.

Par ailleurs nous relevons la nécessité de sensibiliser sur cette question les acteurs de l’Addictologie et de la Psychiatrie de Nancy.



 DOLEANCES ADDICTOLIB

LISTE DES DOLEANCES ADDICTOLIB 23.11.2017 

1 - Habilitation des médecins titulaires du DESC, de la Capacité (ou de la VAE) d’Addictologie qu’ils soient salariés ou installés en ville, à primo prescrire la Méthadone, sirop puis gélules, et à établir des ordonnances de délégation. 

2 – Création d’un C3 Addictologie pour les consultations-bilan initiales, les consultations-bilan 2 fois par an, la mise en route d’un sevrage ambulatoire, la préparation d’un sevrage hospitalier, la préparation d’un séjour en post-cure. 

3 – Inscription dans la CCAM d’une cotation ALQP 00n pour les tests qui suivent, d’usage courant en Addictologie : 

* MoCA test dans le diagnostic des troubles cognitifs 

* Questionnaire d’hypomanie d’ ANGST pour l’évaluation des troubles bipolaires 

* Questionnaire ASRS V1-1 détail, questionnaire DIVA 2 pour l’adulte et pour l’enfant, dans le cadre d’une évaluation diagnostique du TDA/H. 

4 – Formation : maintien d’un enseignement diplômant en Addictologie, accessible aux différentes spécialités, dont la médecine générale, et accessible en cours de carrière, y compris pour les médecins libéraux. 

5 – Accès aux traitements : 

* Mise au remboursement de la vitamine B1 pour le traitement des polynévrites et des troubles cognitifs 

* Mise au remboursement des psychothérapies effectuées par les psychologues cliniciens libéraux, pour les patients référés par un médecin 

* Mise à disposition en France et au remboursement de la Lofexidine, pour le sevrage des dépendances aux opioïdes 

6 – TDA/H adulte 

* 6.1 -Modification de l’AMM du Méthylphénidate en vue d’un accès à ce traitement pour les adultes porteurs d’un TDA/H, élargissement de l’autorisation à émettre des ordonnances initiales et annuelles aux Addictologues et aux Psychiatres, hospitaliers ou non, sous réserve d’un diagnostic étayé par un dossier complet (dossier scolaire, questionnaires d’évaluations ASRS V1-1, DIVA 2, bilan biologique, bilan cardiologique, évaluation des comorbidités psychiatriques et addictologiques) 

* 6.2 – Inscription du TDA/H sur la liste des ALD exonérantes. 

Pour mémoire ADDICTOLIB a eu un rôle moteur pour la création d’un groupe de pression réunissant initialement des médecins libéraux et hospitaliers alsaciens, dans la tenue de rencontres scientifiques sur le diagnostic et le traitement du TDA/H adulte et sur le lien entre TDA/H et addictions, et dans la sensibilisation de la Fédération Française d’Addictologie à cette problématique. 



1/REUNIONS. 

2/RAPPORTS D'ACTIVITES.

Prochaine réunion téléphonique, ouverte à tous , est prévue le mardi 16.05.2019 à 20h30 au 0820 610 666 code 120 211.



RAPPORT D’ACTIVITE ANNUEL 2018

L’Addictologie est une discipline qui a été traitée par le dispositif de soins français et vis-à-vis du public de façon singulière, c’est à dire quasi-institutionnelle. Pourtant l’ouverture de cabinets d’Addictologie libérale modifie de façon sensible, dans les secteurs où ils sont implantés, les possibilités d’accès aux soins pour les patients, et les possibilités d’orientation pour les médecins traitants. Elle permet une meilleure régulation des prescriptions de médicaments psychotropes en médecine de ville. Par ailleurs à peine 10% des patients présentant une problématique de consommation d’alcool sont pris en charge, ce qui est un taux faible par rapport aux autres pathologies, traitées par des disciplines médicales bien plus largement représentées en médecine de ville. Une diversification de l’offre de soins actuelle est nécessaire, l’Addictologie libérale y contribue, et une montée en charge quantitative est nécessaire également. Or le nombre actuel de praticiens titulaires du DESC ou de la Capacité d’Addictologie et exerçant en libéral sur le territoire national restait à un niveau stable au début de l’année 2018, soit environ 160 Addictologues libéraux, ou un pour 375000 habitants, selon le recensement annuel que nous effectuons. Les addictologues libéraux qui partent à la retraite ne trouvent pas de successeurs et se voient contraints de fermer leurs cabinets.



ADDICTOLIB regroupe une quarantaine d’adhérents. Nous poursuivons l’animation de l’e-groupe (addictolib@yahoogroupes.fr) qui permet un échange d’informations, et la diffusion des informations professionnelles aux membres. Cet outil pourrait être mieux valorisé par une plus grande participation aux échanges sur les questions d’actualité en Addictologie et sur l’évolution des chantiers menés par notre association. Par ailleurs une réunion téléphonique du Conseil d’Administration, ouverte à tous les membres, se tient tous les 2 mois et est l’occasion de débats. Mais il convient de remarquer que le noyau actif d’ADDICTOLIB se restreint actuellement à quelques personnes et qu’il serait urgent qu’il soit renforcé.



L’ensemble de NOS CHANTIERS est consigné dans la liste des doléances, que nous avons rédigée en novembre 2017 et transmise au Ministre de la Santé et à la MILDECA .



PRIMO-PRESCRIPTION DE METHADONE EN VILLE :


Nous avons poursuivi activement nos démarches en vue de l’habilitation des Addictologues diplômés à primo-prescrire la méthadone, sirop ou gélules, et à émettre des ordonnances de délégation, quel que soit leur lieu d’exercice, donc y compris en libéral.

Lors de sa séance du 01.02.2018, la Commission Nationale des Stupéfiants et Psychotropes s’alertait d’une augmentation du nombre de surdoses et de décès liés à la consommation de méthadone : dès le 27.02.2018 nous avons écrit au ministre de la Santé, à la MILDECA et à l’ANSM pour souligner l’urgence à publier le décret en préparation sur le dispositif de primo-prescription de la méthadone en ville, comme mesure susceptible de favoriser un accès sécurisé à ce traitement pour tout patient dont l’état de santé le justifie, et par là même de réduire les risques liés à la prise de ce traitement hors cadre de soins par défaut de pouvoir y accéder. Nous proposions que l’évaluation de l’impact de cette mesure soit inscrite dans le plan d’action envisagé par la Commission. Nous avons donc été conviés à une séance élargie de la Commission sur cette question le 21.06.2018, à laquelle nous avons apporté la contribution ci-après :



PROPOSITIONS DE MESURES A PRENDRE POUR REDUIRE LE NOMBRE DE SURDOSES ET DE DECES LIES AUX M.S.O.



Journée d’échange de la Commission des Stupéfiants et des Psychotropes A.N.S.M. du 21.06.2018



Circonstances de surdoses et de décès : quel est le contexte de survenue pour les patients ? Ce que nous en percevons :

Initialisation sauvage ou hors recommandations d’un traitement par Méthadone, obtenue au marché noir, ou par un prescripteur non formé à la conduite de ce traitement, ou méconnaissant le cadre de prescription, corrélée à une difficulté à avoir accès à un médecin compétent
Difficultés de stabilisation de certains patients sous T.S.O. :

21. pathologie duelle, à savoir pathologie psychiatrique associée aux conduites addictives et non ou insuffisamment prise en compte : dépression-anxiété, psychose souvent précédée de comportements anti-sociaux, trouble bipolaire, TDA/H

22. Souffrance psychique : syndrome de stress post-traumatique, victimes d’abus sexuels ou de maltraitances

Ces situations sont souvent associées à des consommations compulsives de psychotropes et à un risque suicidaire ; elles sont associées à des difficultés de stabilisation du T.S.O. et à un recours à des doses plus élevées de M.S.O.

Sous dosage des traitements M.S.O., craving et recours à des compléments de traitement au marché noir ou par nomadisme médical.



Propositions :

Documenter l’aspect contextuel des surdoses et des décès liés aux M.S.O.Réduire le marché noir et l’obtention illicite de M.S.O. :

21. recherche urinaire d’opiacés et de M.S.O. avant toute initialisation de T.S.O., y compris Buprénorphine

22. élargissement de l’accès au traitement par méthadone : habilitation de tous les médecins diplômés en Addictologie, quels que soient leurs lieu et modalité d’exercice, y compris en libéral, à primo-prescrire la Méthadone , et à rédiger des ordonnances de délégation ; même habilitation pour des médecins généralistes volontaires, formés et en lien avec un CSAPA ou avec une Unité d’Addictologie ;

évaluation de ces mesures dans le cadre du plan d’action discuté ce jour ;

23. informer tous les médecins généralistes et les psychiatres libéraux du cadre réglementaire de prescription des M.S.O.

24. prendre des mesures susceptibles de renforcer le nombre des addictologues libéraux (1 pour 375000 ha actuellement, une forte proportion de départs à la retraite sans successeurs avec passages de relais de suivi des patients bien souvent compliqués), entre autre en ouvrant la future F.S.T. aux étudiants de diverses spécialités médicales, dont la médecine générale, et en prévoyant un accès réel à l’enseignement de cette F.S.T. en cours de carrière ;

25. flécher le parcours de soins en addictologie de ville, à l’instar des autres disciplines médicales ;

3. Améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients :

31. repérage, diagnostic et traitement coordonné des conduites addictives et des comorbidités psychiatriques

32. meilleure prise en compte de la souffrance psychique : accès aux psychothérapies remboursables en ville auprès de psychologues cliniciens libéraux, à l’instar de ce qui est expérimenté chez les jeunes de 11 à 21 ans

33. véritable accès au traitement pour les patients adultes porteurs d’un TDA/H (jusqu’à 20% des files actives des consultations d’addictologie), avec adaptation de la réglementation

4. Accès pour chaque patient à un traitement par M.S.O. adapté à sa situation et 

à dosage adéquat  et non plus à un traitement trop souvent non choisi et déterminé en fonction des restrictions actuelles d’accès et de doses 

41. mise en place du dispositif de primo-prescription de Méthadone en ville, cité plus haut

42. relever en fonction des données de la science le niveau des doses quotidiennes recommandées et remboursées dans le texte d’A.M.M.de la Buprénorphine

5. Former et soutenir les médecins-conseils de l’Assurance Maladie en charge du 

Contrôle des M.S.O.





Cependant lors de cette séance, si le dispositif de primo-prescription de méthadone en ville a été soutenu par les instances ordinales et par un certain nombre de partenaires, d’autres ont préconisé sa mise en veilleuse dans l’attente d’un audit sur le dispositif actuellement en vigueur : cette prudence révèle la défiance des partenaires hospitaliers et universitaires quant aux capacités des médecins de ville à assurer des soins addictologiques structurés et sécurisés, et justifie que nous menions une action de communication sur notre travail d’addictologues libéraux et sur les obstacles que nous rencontrons dans notre exercice pour l’accès aux soins de nos patients (psychothérapies non remboursables, non reconnaissance et non prise en charge du TDA/H chez l’adulte, impossibilité d’initialiser des traitements par méthadone) ; nous avons immédiatement réagi en écrivant dès le 25.06.2018 au Président de la Commission Nationale des Stupéfiants et des Psychotropes, avec copie à l’ANSM, à la MILDECA et à la DGS, en reprenant le contenu de notre courrier du 27.02.2018, de façon plus étayée.


Enfin nous avons été admis au sein du comité de pilotage de la prochaine conférence de consensus organisée par la Fédération Française d’Addictologie sur le traitement des dépendances aux opioïdes.



BACLOFENE :

Notre conseil d’administration a réfléchi à un positionnement consensuel d’ADDCITOLIB sur l’utilisation du Baclofène dans le traitement de l’alcoolo-dépendance et de l’addiction à l’alcool et a décidé de solliciter la tenue d’une audition par l’ANSM. Nous avons donc été conviés à la réunion de la Commission Nationale des Stupéfiants et des Psychotropes élargie du 03.07.2018, à laquelle nous avons apporté la contribution qui suit :


ANSM

Commission mixte ad hoc

Evaluation de l’utilisation du Baclofène dans le traitement de patients alcoolo-dépendants

Auditions publiques du 03.07.2018


SOINS COMPLEXES EN ADDICTOLOGIE DE VILLE :

L’adhésion d’un infirmier libéral titulaire d’un DU en Addictologie nous a confortés dans l’idée de valoriser les soins complexes en addictologie de ville et l’apport d’une démarche pluridisciplinaire, et d’organiser de futures formations sur ce thème, décliné sur des situations-type récurrentes : sevrage ambulatoire d’alcool ou de cannabis, initialisation d’un TSO, prise en charge des patients porteurs d’un double diagnostic…


FEDERATION FRANCAISE D’ADDICTOLOGIE :

Nous participons activement aux travaux du bureau et du Conseil d’Administration de la Fédération Française d’Addictologie avec un investissement plus particulier

dans la préparation de la prochaine conférence de consensus sur les traitements des dépendances aux opioïdesdans le pilotage du groupe de travail TDA/H Adulte, élargi depuis peu en coordination nationale par la jonction avec les représentants d’une 20taine de consultations hospitalières dédiées, pilotage qui comporte des interventions dans des réseaux régionaux de soins en Addictologie et par l’organisation de rencontres organisationnelles, voire scientifiques ultérieurement. . 



RAPPORT D’ACTIVITE ANNUEL 2017

L’Addictologie est une discipline qui a été traitée par le dispositif de soins français et vis-à-vis du public de façon singulière, c’est à dire quasi-institutionnelle. Pourtant l’ouverture de cabinets d’Addictologie libérale modifie de façon sensible, dans les secteurs où ils sont implantés, les possibilités d’accès aux soins pour les patients, et les possibilités d’orientation pour les médecins traitants. Elle permet une meilleure régulation des prescriptions de médicaments psychotropes en médecine de ville. Par ailleurs à peine 10% des patients présentant une problématique de consommation d’alcool sont pris en charge, ce qui est un taux faible par rapport aux autres pathologies, traitées par des disciplines médicales bien plus largement représentées en médecine de ville. Une diversification de l’offre de soins actuelle est nécessaire, l’Addictologie libérale y contribue, et une montée en charge quantitative est nécessaire également. Or le nombre actuel de praticiens titulaires du DESC ou de la Capacité d’Addictologie et exerçant en libéral sur le territoire national reste à un niveau stable en ce début d’année 2018, soit environ 160 Addictologues libéraux, un pour 375000 habitants, selon le recensement annuel que nous effectuons.



ADDICTOLIB regroupe une quarantaine d’adhérents. Nous poursuivons l’animation de l’e-groupe (addictolib@yahoogroupes.fr) qui permet un échange d’informations, et la diffusion des informations professionnelles aux membres. Cet outil pourrait être mieux valorisé par une plus grande participation aux échanges sur les questions d’actualité en Addictologie et sur l’évolution des chantiers menés par notre association. Par ailleurs une réunion téléphonique du Conseil d’Administration, ouverte à tous les membres, se tient tous les 2 mois et est l’occasion de débats. Mais il convient de remarquer que le noyau actif d’ADDICTOLIB se restreint actuellement à quelques personnes et qu’il serait urgent qu’il soit renforcé.



En 2017 nous avons poursuivi nos actions entamées antérieurement pour améliorer les conditions d’exercice des addictologues libéraux, l’accès aux soins addictologiques et la qualité de ces soins en médecine de ville :



Valorisation des actes de soins effectués : demande de création d’un C3 ADDICTOLGIE, élargissement de la liste des passations de questionnaires d’exploration diagnostique cotées ALQP, création d’un acte de déclaration de pharmacovigilance ou d’addictovigilanceHabilitation des médecins titulaires de la Capacité, du DESC ou de la VAE d’Addictologie, qu’ils soient salariés ou libéraux, à primoprescrire la méthadone et à établir des ordonnances de délégation pour les relais de prescription aux médecins traitantsMobilisation des professionnels de santé et des autorités pour améliorer le repérage, le diagnostic et l’accès aux soins pour les adultes porteurs d’un TDA/H, présents de fait en bonne proportion dans nos files actives de patients ; l’amélioration de leur accès aux soins passe aussi par une série de modifications réglementaires pour permettre une prise en charge par l’assurance maladie

Cette action nous a menés à participer activement en 2017 à une audition par le groupe T2RA de la Direction Générale de la Santé, et à deux séances de formation des professionnels de santé, à l’Hopital Robert Debré à Paris et en atelier à ATHS à Biarritz., interventions préparées et menées dans le cadre du « groupe de travail TDA/H adultes » de la Fédération Française d’Addictologie.



L’ensemble de nos chantiers est consigné dans la liste des doléances, ci-jointe, que nous avons rédigée en novembre 2017 et transmise au Ministre de la Santé et à la MILDECA.


Nous avons également participé à l’élaboration du parcours de soins des patients en situation d’addiction , coordonnée par l’ARS du Grand Est.



Enfin nous avons poursuivi notre participation très impliquée à la vie de la Fédération Française d’Addictologie, où ADDICTOLIB reste la seule association représentative de la médecine de ville. Notre association a été réélue au conseil d’administration et nous sommes actifs au sein du bureau de la fédération.



Nous avons pu, entre autre, y défendre le maintien d’une formation universitaire diplômante et qualifiante en addictologie, qui prendra la forme d’une Formation Spécialisante Transversale ouverte aux étudiants de disciplines médicales variées, dont la médecine générale, plutôt qu’aux seuls étudiants en psychiatrie ; nous demandons que cette formation reste accessible en cours de carrière, en tenant compte des vocations tardives inspirées par le vécu professionnel des candidats d’une part, et des difficultés à trouver des addictologues pour occuper les postes salariés vacants et pour renforcer l’effectif des addictologues libéraux d’autre part.



En fin d’année, nous avons accueilli, en tant que membre associé, un infirmier libéral titulaire d’un DU d’addictologie, ce qui nous a stimulé à envisager des rencontres centrées sur les possibilités de soins complexes en addictologie de ville et sur l’apport des interventions pluridisciplinaires. 

Etienne KAMMERER, Président



RAPPORT D’ACTIVITE ANNUEL 2016 


ADDICTOLIB regroupe maintenant une quarantaine d’adhérents ; le recensement annuel des Addictologues libéraux que nous effectuons montre une croissance de leur nombre de 20% par an, pour atteindre, début 2017, 160 praticiens, titulaires  du DESC ou de la capacité d’Addictologie Clinique et exerçant en libéral sur le territoire national. Nous poursuivons l’animation de l’e-groupe(addictolib@yahoogroupes.fr) qui permet un échange d’informations, et la diffusion des informations professionnelles aux adhérents. Cet outil pourrait être mieux valorisé par une plus grande participation des membres aux échanges sur les questions d’actualité en Addictologie et sur l’évolution des chantiers menés par notre association. Par ailleurs une réunion téléphonique du Conseil d’Administration, ouverte à tous les membres, se tient tous les 2 mois et est l’occasion de débats. Mais il convient de remarquer que le noyau actif d’ADDICTOLIB se restreint actuellement à quelques personnes et qu’il serait urgent qu’il soit renforcé.

Le site Internet de l’association (www.addictolib.fr) a été enrichi, mais présente à ce jour quelques dysfonctionnements que nous tentons de résoudre.

 

ADDICTOLIB a participé activement aux activités et à la gestion de la FFA (Fédération Française d’Addictologie), en tant que membre du Conseil d’Administration et du Bureau. La Fédération Française d’Addictologie n’a pas manqué de manifester sa solidarité envers notre association, en particulier à propos des chantiers que nous menons.

Ces chantiers, mis en œuvre lors des exercices précédents, ont été poursuivis.

  1 – Nous avons collaboré au maintien d’un enseignement spécialisé et diplômant en Addictologie, sous forme de formation spécialisante transversale, ouverte à nombre deDES dont celui de Médecine Générale, et également ouverte aux médecins en cours de carrière, selon des modalités qui restent à définir. La maquette et le contenu de cette formation ne sont pas encore totalement déterminés, et nous sommes invités à y participer, par le biais de la FFA.

  2 – Nous travaillons toujours à la valorisation de l’exercice libéral de l’Addictologie, en maintenant la demande de création d’un C3 Addictologie, nous avons également le projet de recenser, de lister les cotations ALQP, en vue de demander l’extension de leur liste aux questionnaires les plus couramment utilisés en Addictologie.

  3 – Primo-prescription de Méthadone en ville : nous avons maintenu notre demande que les médecins titulaires du DESC ou de la Capacité d’Addictologie soient habilités de droit à primo-prescrire la Méthadone forme gélule ou sirop, et à rédiger des ordonnances de délégation pour les médecins traitants. Nous avons rappelé cette demande auprès des Instances, et en particulier auprès de la Ministre qui a l’a bien enregistrée et l’a transmise à ses services afin qu’elle soit étudiée rapidement. 

  4 - Concernant l’accès aux soins des adultes porteurs d’un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, nous poursuivons la co-animation du groupe de pression qui a été crée en 2015, nous avons été chargé par la FFA d’animer un groupe de travail spécifique au sein de la Fédération, dont le travail été amorcés en janvier 2017. Nous avons par ailleurs co-organisé une journée de formation sur le TDA/H adulte au CH Erstein (67) le 07.10.2016, et nous avons à cette occasion diffusé les contenus des interventions à nos membres. Cette journée de formation a eu pour impact d’améliorer le repérage et le diagnostic en Addictologie de ville, du moins pour les Addictologues qui ont pu y participer, et de travailler à l’amélioration des filières de soins dans le Grand-Est, voire en région parisienne.

 

En cours d’année nous avons également amorcé un éventuel travail de collaboration avec la Mutualité Française, en particulier pour un financement des traitements par Vitamine B1 prescrit en ville, et en vue d’un financement des psychothérapies réalisées en ville également.

 

Enfin nous avons tenté de nous rapprocher de l’Association des Jeunes Psychiatres et Jeunes Addictologues, créée en 2016, les échanges prennent forme, avec la perspective de rédiger une convention de partenariat dans laquelle seraient détaillés nos différents engagements.